mardi 24 mars 2015
On ne vote pas pour ou contre Hollande, dimanche !
Le lendemain du premier tour, ce lundi, j'ai croisé beaucoup de gens surpris, déçus et tristes du résultat de la veille. Comment le FN a-t-il pu se trouver si haut, ici, à Audincourt alors qu'une véritable politique sociale et culturelle est menée depuis tant d'années ?
Il y a plusieurs explications : l'abstention est la première. Si ce ne sont que les gens mécontents qui vont voter, alors on a un vote de colère. C'est un peu comme ces sites qui notent les restaurants : parfois, il n'y a que ceux qui ont mal digéré qui mettent des commentaires, même si ce qu'ils ont mangé était excellent, mais que leur estomac ne l'a pas supporté...
Dimanche prochain, donc, il faudra aller voter pour exprimer sa satisfaction ! Voter positif ! Voter pour dire que nous sommes satisfaits de la politique menée depuis des années par Paul Coizet, par exemple : la nouvelle maison de retraite, le collège rénové, les transports scolaires gratuits...
La seconde raison, il me semble, c'est une sorte de confusion. Un voisin croisé dans l'ascenseur me disait qu'il ne comprenait pas grand chose à la politique, et je le comprends...Moi non plus, quand je regarde les infos, je ne comprends pas toujours ce qui se passe : corruption, affaires, magouilles en tout genre. Pourtant, maintenant que j'en fais un peu, de la politique, localement, modestement, je comprends mieux : la politique, avant tout, surtout au niveau des communes et des cantons ou de la région c'est une affaire de dossiers, de compétences, de projets. Ce sont des choix : est-ce qu'on va faire le choix d'investir dans la construction d'une route ? Est-ce qu'on va faire le choix d'augmenter les impôts ? Est-ce qu'on va faire le choix de donner un peu moins à telle ou telle association, au profit d'une aide plus grande aux personnes âgées ?
Ce sont des choses très concrètes, c'est un budget à défendre, avec conviction, pour faire au mieux pour les citoyens.
Les choix de la gauche sont clairs, depuis des années : on développe l'aide aux plus démunis, on met le paquet sur l'éducation, sur l'avenir de nos enfants, on développe des politiques culturelles accessibles au plus grand nombre...
Les choix du FN sont tout aussi clairs : dès qu'ils sont arrivés, en mars dernier, dans les villes où ils ont été élus, ils ont augmenté leurs indemnités, ils ont coupé l'aide aux associations sociales et culturelles et ils ont privé de cantine les enfants de chômeurs...Beau programme...
Dimanche, il faudra faire de la politique : faire un vrai choix. Pas voter vaguement contre Hollande, parce que ce n'est pas la question posée.
Il faudra prendre nos responsabilités. Il faudra faire un choix républicain et responsable.
Céline DURUPTHY
mercredi 18 mars 2015
Des élections ? Encore !
Eh oui ! Bien que les médias n'en parlent pas autant que la dernière fois et que la ville, ce coup-ci, ne grouille pas de journalistes parisiens, nous votons ce dimanche et le suivant.
Pour les départementales. Ce qu'on appelait avant les cantonales. Les cantons ont un peu changé, se sont agrandis : le nôtre comprend maintenant les villes d'Arbouans, Audincourt, Badevel, Dampierre-Les-Bois, Dasle, Hérimoncourt, Seloncourt, Taillecourt et Vandoncourt. Cela représente un peu plus de 30 000 personnes.
Les grands médias en parlent peu : Paris n'est pas concerné, ça joue...Et puis les grands médias ne parlent que du FN. C'est pourtant les candidats qui font le moins campagne. A croire qu'ils ne veulent pas être élus. Cela représente un mystère et les médias aiment bien les mystères...De là à voter pour ces gens que même les reporters de l'Est Républicain n'arrivent pas joindre, il y a un pas à ne pas franchir. Comment confier la gestion des maisons de retraite, des collèges, du transport scolaire, des routes, des casernes des pompiers et j'en passe, à des gens qui n'ont aucune envie de se saisir des dossiers et d'ailleurs aucune compétence pour le faire.
Mais les gens votant pour le FN se défaussent parfois en disant qu'ils ne votent pas pour le FN, mais contre les autres. Malheureusement, quand le FN sera au pouvoir, c'est bien parce qu'ils auront été élus, qu'on aura voté pour eux et pas contre eux. Et ce seront eux qui géreront les collèges, les maisons de retraite, les routes, les transports scolaires, ce seront eux qui décideront des subventions pour la culture et pour les associations d'aide aux personnes...
Nationalement, le programme du FN est globalement connu : couper les aides aux plus démunis (c'est le Conseil Général qui verse le RSA...), supprimer les aides aux associations, la culture qui se limite au "bon goût" de Jean-Marie Le Pen...Localement, il n'y a pas de programme concret, pas de projet...
Quand à la droite, localement, elle n'est pas beaucoup plus loin derrière : on voit ce que ça donne à l'agglo : pas de projet, pas d'ambition, pas d'investissement. Regardez à Montbéliard : Mme Biguinet ne profite même pas de l'opportunité de moderniser le réseau de bus, parce que ça coûte trop cher ! Un territoire attractif, vivant, nécessite des investissements : il faut innover, moderniser, c'est cela, la politique. C'est ce qui se passe par exemple, (au hasard !) à Audincourt : bientôt, une nouvelle école, des nouveaux commerces, un marché rénové, un centre ville encore plus beau ! Le résultat ? C'est que la population augmente ici quand elle baisse ailleurs !
Pour les départementales. Ce qu'on appelait avant les cantonales. Les cantons ont un peu changé, se sont agrandis : le nôtre comprend maintenant les villes d'Arbouans, Audincourt, Badevel, Dampierre-Les-Bois, Dasle, Hérimoncourt, Seloncourt, Taillecourt et Vandoncourt. Cela représente un peu plus de 30 000 personnes.
Les grands médias en parlent peu : Paris n'est pas concerné, ça joue...Et puis les grands médias ne parlent que du FN. C'est pourtant les candidats qui font le moins campagne. A croire qu'ils ne veulent pas être élus. Cela représente un mystère et les médias aiment bien les mystères...De là à voter pour ces gens que même les reporters de l'Est Républicain n'arrivent pas joindre, il y a un pas à ne pas franchir. Comment confier la gestion des maisons de retraite, des collèges, du transport scolaire, des routes, des casernes des pompiers et j'en passe, à des gens qui n'ont aucune envie de se saisir des dossiers et d'ailleurs aucune compétence pour le faire.
Mais les gens votant pour le FN se défaussent parfois en disant qu'ils ne votent pas pour le FN, mais contre les autres. Malheureusement, quand le FN sera au pouvoir, c'est bien parce qu'ils auront été élus, qu'on aura voté pour eux et pas contre eux. Et ce seront eux qui géreront les collèges, les maisons de retraite, les routes, les transports scolaires, ce seront eux qui décideront des subventions pour la culture et pour les associations d'aide aux personnes...
Nationalement, le programme du FN est globalement connu : couper les aides aux plus démunis (c'est le Conseil Général qui verse le RSA...), supprimer les aides aux associations, la culture qui se limite au "bon goût" de Jean-Marie Le Pen...Localement, il n'y a pas de programme concret, pas de projet...
Quand à la droite, localement, elle n'est pas beaucoup plus loin derrière : on voit ce que ça donne à l'agglo : pas de projet, pas d'ambition, pas d'investissement. Regardez à Montbéliard : Mme Biguinet ne profite même pas de l'opportunité de moderniser le réseau de bus, parce que ça coûte trop cher ! Un territoire attractif, vivant, nécessite des investissements : il faut innover, moderniser, c'est cela, la politique. C'est ce qui se passe par exemple, (au hasard !) à Audincourt : bientôt, une nouvelle école, des nouveaux commerces, un marché rénové, un centre ville encore plus beau ! Le résultat ? C'est que la population augmente ici quand elle baisse ailleurs !
Bref, dimanche, votons pour un territoire qui bouge !
jeudi 5 février 2015
Eviter les pièges du FN
Hier en distribuant des tracts dans les boîtes aux lettres, j'ai sonné chez un frontiste. Je distribuais pour le PS. Je lui ai demandé si malgré son vote, il était contre le débat démocratique...Je ne sais pas si c'est ce qui l'a convaincu, mais il a finalement ouvert. Il a eu pitié, je pense, parce qu'il faisait très froid...
On peut quand même se poser la question : est-ce que le FN est démocratique ? A vrai dire, personne de ce parti ne s'est gelé les mains pour venir mettre un tract dans ma boîte. Peut-être que ça commence par ça, le déni de démocratie. Ne pas faire campagne, ne pas informer les électeurs, ne pas aller leur parler. Sophie Montel n'a même pas de blog de campagne.
Ensuite, le piège, c'est de prétendre que la gauche et la droite, c'est la même chose. C'est ce qu'ils disent pour faire oublier que le FN est différent : il n'est pas démocratique, contrairement, justement à la gauche et à la droite, qui sont des partis républicains, ayant pour valeurs fondamentales la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité. Allez parler du principe d'égalité au FN ! Allez défendre la laïcité...
A part cela, non, la gauche et la droite, ce n'est pas pareil : les approches économiques, sociales, sociétales sont bien différentes. Par le petit bout de ma lorgnette, il suffit que j'écoute les discours sur l'école de la gauche et que je les compare à ceux des ministres de Sarkozy pour m'en rendre compte. Ce n'est qu'un exemple, mais quand la gauche crée des postes, la droite en supprimait. Alors l'UMPS, c'est un piège grossier, vraiment !
Enfin, le FN veut nous faire croire qu'il est proche des gens, proche du peuple, qu'il va défendre les plus démunis...Sophie Montel vit à plus de 100 km d'Audincourt. Et quand on lui demande si elle va venir s'installer dans la circonscription quand elle sera élue, elle répond qu'elle ira à Paris. Ce sera pratique pour lui demander des choses quand on est électeur ici. Parce qu'elle semble oublier qu'une élue doit représenter son territoire et doit porter la parole de ses électeurs...Bizarre pour quelqu'un qui veut faire croire qu'il est proche du peuple, non ?
Bref, le FN active des peurs, agite des épouvantails : l'islamisation, le terrorisme, le "grand remplacement", il parle à nos instincts les plus bas. Si tout va mal, c'est de la faute des autres, des différents, des pas comme vous (êtes vous sûrs d'être comme eux ?). Selon le FN, il suffit d'un peu plus d'autorité, il suffit de serrer la vis. C'est séduisant, c'est reposant, c'est facile. Mais les choses sont autrement plus complexes. Je vous le dis, moi qui suis prof : ce ne sont pas les profs qui crient et qui mettent des heures de colle qui réussissent le mieux...
Dimanche, ne votons pas avec notre cerveau reptilien...Votons Frédéric Barbier !
Céline DURUPTHY
Céline DURUPTHY
lundi 2 février 2015
Audincourt, capitale du monde !
Audincourt, ces derniers jours, était un peu la capitale de la France. C'est étonnant pour ce "petit bourg de 15 000 habitants sous la neige", comme tous les médias se sont plus à le répéter hier, en boucle, sur fond d'images de pieds dans l'isoloir (mais avec des bottes de neige), de mains glissant le bulletin dans l'urne (mais avec des gerçures) et de dépouillement (en col roulé, bien sûr...)
J'étais au bureau de vote des Forges, hier et vous avez été à peine 25% à venir me voir.
L'abstention m'effare...pas seulement parce que je me suis levée tôt ce matin pour vous attendre, mais parce que je crois que c'est une insulte à la démocratie, que d'avoir un droit et de ne pas s'en servir. Il y avait pourtant le choix : 13 candidats. 13 programmes, très variés...Si l'on ne trouve pas son compte parmi 13 programmes, il y a toujours la possibilité de l'exprimer en votant blanc. Mais laisser les autres choisir à sa place, c'est parfaitement stupide.
Ceux qui sont venus ont fait des choix. Des choix discutables, mais des choix qui signifient quelque chose.
Il y a eu le choix de ne pas faire confiance à l'UMP, d'abord. On peut le dire : c'est une sacrée claque pour ce parti d'opposition. Charles Demouge était-il un candidat Sarkozyste ? C'est ce qui se murmurait avant le scrutin. Aujourd'hui, les mêmes "murmureurs" disent que c'était un poulain de Juppé. C'est parfaitement ce que l'électorat déteste, ces querelles d'égo ! Pas tellement de surprise, finalement. Mais il n'y a pas que cela : il y a eu une fin de campagne dégueulasse, osons le mot. Une vidéo postée sur internet et relayée de facebook en twitter FN, avec des propos sortis de leur contexte, qui a clairement fait le jeu du FN. Et finalement, le constat que l'électorat droite traditionnelle se durcit, se radicalise et ne fait plus tellement la différence entre un candidat républicain et un candidat extrémiste. A qui la faute ? 5 ans de Sarko rabâchant sur les thèmes de l'insécurité et de l'identité nationale, peut-être...
Il y a eu le choix de voter pour le FN, aussi, donc. Ce n'est ni la première fois, ni une surprise. Je ne veux pas croire que c'est un vote de contestation. Il y avait d'autres moyens de contester : voter blanc, voter nul, voter pour tel ou tel candidat un peu original - et il y en avait foison -, voter pour le Front de Gauche, les Communistes ou Lutte Ouvrière...On peut contester de diverses manières. Mais quand on conteste en donnant son quitus à un parti d'extrême droite, raciste, populiste, agitant le fantasme d'une guerre de civilisation, on exprime autre chose. Soit que l'on est convaincu de ce discours, soit qu'on se laisse berner par des discours qui ne sont jamais suivis d'effet. Regardons un instant les méthodes de ces mairies devenues frontistes en mars dernier pour nous en convaincre : réduction des aides sociales, fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis, réductions des actions culturelles, suppression des subventions pour les associations à caractère social, hausse des salaires des élus, exclusion des marchands maghrébins du marché...Comment peut-on croire, sérieusement, que ces gens-là seront au service d'une population qui souffre ? Je vous invite à écouter l'émission de France Inter à ce sujet (Interception, dimanche 1er février 2015)
Enfin, il y a eu le choix de voter pour le candidat PS, Frédéric Barbier. C'est le choix de la raison : en effet, qui mieux que lui peut peser en notre faveur dans la politique nationale : il fait partie de la majorité au pouvoir, il a sa voix à l'assemblée, il a déjà l'expérience nécessaire pour cela, il est sur le terrain, il est proche des gens, accessible et il habite ici ! Il a l'héritage d'une gauche qui a déjà fait beaucoup pour le Pays de Montbéliard : oui, il y a eu embauche chez PSA, oui, Hermès est venu s'installer ici et pas ailleurs, oui, les mairies gérées par la gauche sont les seules à proposer une politique proche des gens, sociale et culturelle. Il fait partie de cette majorité qui met en avant l'éducation et qui ouvre aussi des postes dans la police.
Bref, c'est le choix raisonnable. C'est celui qui nous sera utile. A quoi bon envoyer au gouvernement une personne qu'on ne voit jamais sur le terrain et qui n'a pas l'intention de faire quelque chose de son mandat...rappelons juste qu'elle a été élue à Montbéliard en mars et qu'elle a démissionné !
Mercredi, venez vous faire votre idée au Foyer pour un meeting avec Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, pour soutenir Frédéric Barbier.
Et à dimanche...Vous viendrez me voir, cette fois ?
Céline Durupthy.
J'étais au bureau de vote des Forges, hier et vous avez été à peine 25% à venir me voir.
L'abstention m'effare...pas seulement parce que je me suis levée tôt ce matin pour vous attendre, mais parce que je crois que c'est une insulte à la démocratie, que d'avoir un droit et de ne pas s'en servir. Il y avait pourtant le choix : 13 candidats. 13 programmes, très variés...Si l'on ne trouve pas son compte parmi 13 programmes, il y a toujours la possibilité de l'exprimer en votant blanc. Mais laisser les autres choisir à sa place, c'est parfaitement stupide.
Ceux qui sont venus ont fait des choix. Des choix discutables, mais des choix qui signifient quelque chose.
Il y a eu le choix de ne pas faire confiance à l'UMP, d'abord. On peut le dire : c'est une sacrée claque pour ce parti d'opposition. Charles Demouge était-il un candidat Sarkozyste ? C'est ce qui se murmurait avant le scrutin. Aujourd'hui, les mêmes "murmureurs" disent que c'était un poulain de Juppé. C'est parfaitement ce que l'électorat déteste, ces querelles d'égo ! Pas tellement de surprise, finalement. Mais il n'y a pas que cela : il y a eu une fin de campagne dégueulasse, osons le mot. Une vidéo postée sur internet et relayée de facebook en twitter FN, avec des propos sortis de leur contexte, qui a clairement fait le jeu du FN. Et finalement, le constat que l'électorat droite traditionnelle se durcit, se radicalise et ne fait plus tellement la différence entre un candidat républicain et un candidat extrémiste. A qui la faute ? 5 ans de Sarko rabâchant sur les thèmes de l'insécurité et de l'identité nationale, peut-être...
Il y a eu le choix de voter pour le FN, aussi, donc. Ce n'est ni la première fois, ni une surprise. Je ne veux pas croire que c'est un vote de contestation. Il y avait d'autres moyens de contester : voter blanc, voter nul, voter pour tel ou tel candidat un peu original - et il y en avait foison -, voter pour le Front de Gauche, les Communistes ou Lutte Ouvrière...On peut contester de diverses manières. Mais quand on conteste en donnant son quitus à un parti d'extrême droite, raciste, populiste, agitant le fantasme d'une guerre de civilisation, on exprime autre chose. Soit que l'on est convaincu de ce discours, soit qu'on se laisse berner par des discours qui ne sont jamais suivis d'effet. Regardons un instant les méthodes de ces mairies devenues frontistes en mars dernier pour nous en convaincre : réduction des aides sociales, fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis, réductions des actions culturelles, suppression des subventions pour les associations à caractère social, hausse des salaires des élus, exclusion des marchands maghrébins du marché...Comment peut-on croire, sérieusement, que ces gens-là seront au service d'une population qui souffre ? Je vous invite à écouter l'émission de France Inter à ce sujet (Interception, dimanche 1er février 2015)
Enfin, il y a eu le choix de voter pour le candidat PS, Frédéric Barbier. C'est le choix de la raison : en effet, qui mieux que lui peut peser en notre faveur dans la politique nationale : il fait partie de la majorité au pouvoir, il a sa voix à l'assemblée, il a déjà l'expérience nécessaire pour cela, il est sur le terrain, il est proche des gens, accessible et il habite ici ! Il a l'héritage d'une gauche qui a déjà fait beaucoup pour le Pays de Montbéliard : oui, il y a eu embauche chez PSA, oui, Hermès est venu s'installer ici et pas ailleurs, oui, les mairies gérées par la gauche sont les seules à proposer une politique proche des gens, sociale et culturelle. Il fait partie de cette majorité qui met en avant l'éducation et qui ouvre aussi des postes dans la police.
Bref, c'est le choix raisonnable. C'est celui qui nous sera utile. A quoi bon envoyer au gouvernement une personne qu'on ne voit jamais sur le terrain et qui n'a pas l'intention de faire quelque chose de son mandat...rappelons juste qu'elle a été élue à Montbéliard en mars et qu'elle a démissionné !
Mercredi, venez vous faire votre idée au Foyer pour un meeting avec Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, pour soutenir Frédéric Barbier.
Et à dimanche...Vous viendrez me voir, cette fois ?
Céline Durupthy.
dimanche 11 janvier 2015
Pourquoi sommes-nous Charlie ?
Nous sommes issus de la Révolution Française, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen. Nous sommes issus des deux siècles d'histoire qui ont suivi.
Nous sommes issus de familles où l'on aime débattre, dans lesquelles, même si l'on n'est pas d'accord, on finit toujours par se réconcilier autour d'un bon verre ou d'un bon repas.
Dans ma famille, il y avait ma grand-mère qui allait à la messe tous les dimanches et il y avait mon grand-père qui lisait le Canard enchaîné tous les mercredis. Mais mon grand-père, même s'il était un peu bouffeur de curés sur les bords, respectait évidemment la foi de sa femme. Mais, ma grand-mère, même si elle râlait un peu contre les mécréants et qu'elle n'aimait pas bien quand son mari entonnait du Georges Brassens, était très attachée à l'idéal social et démocrate, profondément laïque...
Nous avons acquis cette liberté d'opinion, d'expression, de pensée, au bout de très longs siècles de monarchie absolue.
Il y a des gens qui l'ignorent et c'est notre mal. Je suis une éducatrice et je sais que mon devoir est d'expliquer cela. De transmettre cette longue histoire qui fait de nous ce que nous sommes.
Ces journaux satiriques sont là pour se moquer des puissants de notre monde, pour les désacraliser. Pour rappeler, inlassablement, que nous sommes tous humains, tous égaux face à la vie, face à la mort. Que même pape, que même banquier, que même président de la République, que même prophète, nous sommes tous confrontés aux mêmes incertitudes, à la même condition humaine : nous sommes toutes et tous confrontés à la vieillesse, à la déchéance, aux tentations, à la bêtise, à la maladie...Nous souvenir de cela, avec humour, surtout, non pas pour nous mortifier et pour désespérer, non, mais pour dédramatiser, pour désacraliser, pour brûler les idoles. Pour trouver la paix. Pour profiter de ce qui est beau, de ce qui est doux...
Les dessins de Wolinski vont me manquer : ces belles femmes qu'il aimait tant et qu'il croquait si bien était sans doute les héritières de celles de François Boucher.
Les chroniques de Bernard Maris vont terriblement me manquer : il savait rendre l'économie accessible, il savait expliquer simplement la bourse et le CAC, il savait aussi faire des portraits des puissants, héritier des Caractères de La Bruyère.
Les dessins de Cabu, que j'ai découverts, comme beaucoup de gens de ma génération, chez Dorothée, étaient toujours plein de tendresse. Et j'ai lu souvent les chroniques du Beauf, dans le Canard, en éprouvant cette délicieuse impression d'interdit...La subversion était toujours tendre.
Les dessins d'Honoré, qui ressemblaient à des gravures du XIXe siècle, étaient toujours d'une grande beauté : des noirs et blanc splendides, des traits tellement assurés, géométriques, rassurants. Et une ironie qui nous poussait toujours à la réflexion, dans Charlie, mais pas seulement : dans Le Monde, Libé, Les Inrocks...
Charb était un résistant. Il avait le côté bravache des sales gosses. Ses dessins étaient de vraies caricatures, comme celles que font les collégiens sur leur cahier, pour se moquer du prof. Il a fait des tas de dessins pour se moquer des extrémismes. De tous les extrémismes, dans toutes les religions. Son message était celui de Voltaire : Ecrelinf ! Ecrasons l'infâme, les superstitions et le fanatisme.
Et tous les autres...Merci à eux et à bientôt...
Bref, c'est un peu de notre culture et de notre histoire que ces terroristes ignorants ont voulu tuer. A nous, désormais de continuer cela, de perpétrer cette tradition d'impertinence et de réflexion.
Céline DURUPTHY
jeudi 25 septembre 2014
Hervé Gourdel est mort parce qu'il était Français
La stupeur et la peine sont immenses, depuis hier.
Cet homme, c'est un peu chacun d'entre nous, nous sommes tous Hervé Gourdel : un passionné de montagne, un voyageur...Il aimait l'Algérie et ses paysages.
Comme l'a dit François Hollande hier soir, il est mort parce qu'il était Français, parce qu'il faisait partie d'un pays qui défend la liberté contre la barbarie...
Il est mort parce que des fous, en réalité, des hommes sans foi, sont devenus des barbares et se sont mis hors de toute humanité.
Parce que les mots me manquent et parce qu'il y a des gens qui ont plus de légitimité que moi pour parler de cela, je cite Asif Arif : (Elève-avocat au Barreau de Paris, chargé d'enseignement à l'Université de Paris Dauphine et Directeur du site internet Cultures & Croyances. Auteur, aux éditions l'Harmattan, du livre : "L'Ahmadiyya : un Islam interdit")
Pensées attristées ses proches.
Cet homme, c'est un peu chacun d'entre nous, nous sommes tous Hervé Gourdel : un passionné de montagne, un voyageur...Il aimait l'Algérie et ses paysages.
Comme l'a dit François Hollande hier soir, il est mort parce qu'il était Français, parce qu'il faisait partie d'un pays qui défend la liberté contre la barbarie...
Il est mort parce que des fous, en réalité, des hommes sans foi, sont devenus des barbares et se sont mis hors de toute humanité.
Parce que les mots me manquent et parce qu'il y a des gens qui ont plus de légitimité que moi pour parler de cela, je cite Asif Arif : (Elève-avocat au Barreau de Paris, chargé d'enseignement à l'Université de Paris Dauphine et Directeur du site internet Cultures & Croyances. Auteur, aux éditions l'Harmattan, du livre : "L'Ahmadiyya : un Islam interdit")
"En abattant, de sang froid, cet innocent amoureux de l'Algérie c'est l'Humanité toute entière qu'il a heurtée, blessée, indignée. Ne savait-il pas que le Fondateur de l'islam avait affirmé que "tuer un homme revient à tuer l'humanité toute entière"?"
A Audincourt, à 17h, devant l'hôtel de Ville, nous nous retrouverons pour rendre hommage à Hervé Gourdel.
mercredi 10 septembre 2014
Annette Paris
La tristesse est immense.
Annette était une forte personnalité, un caractère bien trempé et c'est sans doute pour cela que je l'aimais beaucoup : elle savait toujours dire franchement les choses, sans détours, mais toujours avec bienveillance et une volonté de faire avancer ses idées.
C'était une femme de conviction, engagée : à l'EHPAD, bien sûr, à Soli-Cités et d'une manière plus large, au conseil municipal. C'était une femme qui n'hésitait pas à dire ce qu'elle avait à dire. Elle avait la légitimité pour le faire. Elle croyait à l'engagement citoyen et mettait en oeuvre ses convictions.
C'était une femme qui aimait les gens, qui aimait danser, qui aimait faire la fête et partager des bons moments.
C'est une femme qui va me manquer, avec qui j'aurais aimé avoir plus de temps pour partager. La vie est trop courte, il faut profiter de chaque seconde, il faut aller au bout de ses convictions...Il faut aussi savoir dire qu'on s'apprécie, qu'on se respecte et qu'on s'aime avant qu'il soit trop tard...
Toutes mes sincères condoléances à la famille et aux amis d'Annette...
Putain de crabe...
Céline DURUPTHY
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